Abeokuta

Publié le par clo

Abeokuta

Mai 2007

    C'est la capitale de l'Etat d'Ogun (16 762 km2). Il s'étend au nord de Lagos mais possède au sud-est une minuscule bande cotière.
Le Yoruba est la langue qui prédomine dans l'état.

    Abeokuta sigifie "sous le rocher". La ville a été fondée en 1825 par les Egba et les Owu qui, sous la conduite de Sodeke, fuient devant les gens d'Ife. La population de la ville augmente alors très vite avec l'arrivée des esclaves émancipés de Sierra Leone. Sur les conseils de ces derniers, Sodeke invite des missionnaires chrétiens à s'installer à Abeokuta. En 1851, le roi Geso du royaume Dahomey attaque Abeokuta. La combinaison des efforts des Egba, des missionaires, des anglais qui procurent des armes et de la fameuse "Madam" Tinibu, riche commerçante qui contribue ausi à l'approvisionnement des forces en arme et en munitions, permet à la ville de refouler les envahisseurs.
    Pendant la deuxième moitié du 19ième, Abeokuta devient l'une des villes les plus importantes du pays Yoruba. Les missionnaires chrétiens, accusés par les Egba d'interférer  dans la politique locale et de créer un Etat à l'intérieur de l'Etat, sont expulsés en 1867.
    Au XXième siècle, Abeokuta perd de son importance commerciale au profit de Lagos mais continue à faire parler d'elle grâce aux nombreux personnages illustres qui en sont originaires: le célèbre musicien Fela, sa mère, Funmilayo Ransome Kuti, qui lutta pour l'idpendance du Nigeria et pour l'émancipation des femmes africaines, son frère, le Docteur Ransome Kuti, ministre de la santé et bien sûr Wole Soyinka, prix Nobel de littérature 1986.
Le président nigerian jusqu'à mai 2007, Olusegun Obasanjo est aussi originaire d'Abeokuta.

Nous sommes allés à Abeokuta avec notre voiture, sans chauffeur. Nous n'avons eu aucun soucis à l'aller. La route est bonne et nous n'avons jamais été arrêtés par la police.
On garde cette bonne impression du Nigeria dès que l'on sort de Lagos. On est sorti de Lagos avec nos cartes, en hésitant un peu tout de même....

Les fameux rochers
Olumo rock : Il s'agit d'un gros bloc granitique entouré de plusieurs grottes qui servaient d'habitations autefois. L'interprétation d'Olumo est "Oluwa fi mo" (Dieu a mis fin à nos errements), en effet c'est ce rocher qui a servi de refuge aux Egba et qui leur permit de s'établir enfin.
Olumo rock joue un rôle essentiel dans la vie des Egba et de nombreuses fêtes sont célébrées sur le site du rocher telles Orissa Ogun qui donne lieu à des sacrifices de moutons et la cérémonie traditionnelle qui marque le début de la récolte de l'igname.

La vue après les premières marches.

Des escaliers et de la grimpette sur le rocher...

Vue de la ville

Tout en haut...

Un horrible ascenseur défigure le site.
Quel dommage.
On ne l'a pas pris bien sûr.

En redescendant...

Opération regonflage de pneu dans la rue.

De l'alcool local bon marché

Achat de chapeaux en premier lieu.

Vente de tissu, beaucoup de copie mais des motifs originaux.

Bric à brac habituel et famillier.

Vendeur à la sauvette. On a eu de mal à le lâcher celui-là, même les photos ne lui faisaient pas peur.

La pose casse croûte dans le fast food du coin.
Au menu, jollof rice, banane plantain et poulet moi, et chèvre pour Sylvain.


Le retour sur Lagos a été fait assez rapidement.
Pour des raisons de sécurité et de go slow, il valait mieux arriver à Lagos avant la nuit.
On a changé de route. On en a pris une plus directe mais on est tombés dans des embouteillages dans des villes proches de Lagos. Il y avait des travaux et personne ne faisait la circulation.

Des enfants sortant de l'école

Retour au village dans un camionnette surchargée.
Certains écoliers restent sur le côté.

Retour à Lagos.
On a eu un peu de mal à trouver la route pour sortir d'Abeokuta. Après c'est tout droit !

Dans les embouteillages

Les larges chapeaux pour se protéger du soleil.
Notre moteur commençait à chauffer aussi.

Vente de mouchoirs

Et soudain, le chaos...Plus personne ne passe dans aucun sens. Tout est bloqué et nous avec...

Une pub pou notre opérateur téléphonique.


Retour à Lagos. Voilà les premiers soucis avec les flics pour rien. Ils veulent juste un peu de fric. Ils ne sont pas gâtés avec nous. Il vaut mieux ne jamais rien donner car après ils repèrent la voiture dans les quartiers.
 Il faut prendre son temps.
Sourire ou grogner, les avis divergent.
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DANIELLE CORVELLEC 31/03/2008 10:47

nous y sommes allés dans cette ville, j'ai adoré, avant d'y arriver de Lagos, il y a de l'éclairage public pendant 20kms en campagne, le rocher est superbeles tailleurs qui confectionnent les jolis chapeaux dans la rue, le marché est super, avec toutes ses boutiques de tissusbelle journée !maman

danielle corvellec 04/03/2008 19:32

5mrs08,visite de abeokutasuperbe le paysage de Lagos à Abéokutamanifique le rocher, il y avait fête dans la ville et la foulenous avons acheté : chapeaux et tissusbelle journée sous la caniculele Nigéria vaut le détourdanielle

Georgy Tashev 18/09/2007 16:35

Bonjour monsieur:D, j\\\'avais entendu parler de votre site pendant que j\\\'etais á Lagos mais je l\\\'avais jamais vu jusqu\\\'á maintenant! J\\\'éspere que les cours sa va bien et que tout le monde est sain et sauf. Au revoir.
P.S. : trés bon travaille avec le blog :D
Georgy Tashev

maurice 05/06/2007 22:50

Vos congés sont toujours mis à profit pour nous faire découvrir votre environnement ,je me régale
                                      Jeannine

nico et isa 28/05/2007 07:15

super, on se regale, continuez